“Les macronistes, ces personnes étranges qui veulent des contreparties aux aides sociales, mais qui distribuent sans condition des subventions aux grosses multinationales !" Ian BROSSAT

L'Humeur
  • DE MALICETTE
  • 15 février 2019
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Élections européennes - Santé publique

Ian Brossat entame un tour de france des maternités

vendredi 15 février 2019 , 339 : visites , par LDA

Après le “tour de France des hôpitaux et des Ehpad” des parlementaires communistes, et dans son prolongement, la tête de liste PCF aux européennes a entamé un tour de France des maternités menacées de fermeture. Au coeur du problème, les traités européens qui cassent les services publics.

Ian Brossat, MarieHélène Bourlard, Loïc Pen, Alain Bruneel... tous mobilisés pour sauver le service public de santé.

Selon une récente étude de la DREES (service statistique du ministère), 167 000 françaises vivent aujourd’hui dans un désert obstétrique. En 40 ans, bien que les naissances soient restées relativement stables au niveau de 800 000 par an, deux tiers des maternités ont été rayés de la carte sanitaire. Fermetures ou regroupements ont été les deux fers de lance d’un gâchis, d’une « violence sociale du pouvoir », selon le député communiste Hubert Wulfranc, lors d’un rassemblement contre la fermeture de la maternité de Bernon (Eure). Une question qui a d’ailleurs été mise sur le tapis du grand débat national de Macron, interpellé à ce propos par un élu d’une commune rurale particulièrement préoccupé.

En finir avec la casse des services publics

Quel que soit le motif mis en avant (seuils d’accouchements, meilleures conditions, sécurité...) pour légitimer cette politique de fermetures en cascade, la Cour des comptes a soulevé le lièvre, il y a plusieurs années, en pointant le «  sous-financement structurel des maternités  ». Pour illustrer l’étendue du sinitre, trois chiffres. 1975 : 1 396 établissements, 1996 : 814, et 2014 : 518. À quoi il faut ajouter ceux qui ont disparu depuis et ceux actuellement menacés : 35, selon un collectif de défense des maternités. Face à une telle hécatombe qui met en dangerosité la santé publique du fait des politiques d’asséchement budgétaire mises en oeuvre avec constance depuis des années, Ian Brossat, la tête de liste du PCF aux élections européennes a repris en main le bâton de pélerin, précedemment utilisé par les députés et sénateurs communistes pour leur Tour de France des hôpitaux et des Ehpad, qui avait été l’occasion d’une visite à Troyes et Brienne-le-Château du député du Nord, Alain Bruneel. Pour le maire-adjoint PCF de Paris, une « idée simple » : « En finir avec la casse des services publics ».

Derrière tout cela, il y a des logiques...

Coup d’envoi en début de semaine à Creil dans l’Oise, où la fermeture de la maternité a été décidée contre l’avis des acteurs locaux. « Nous souhaitons poser ces questions à l’échelle européenne. Parce que derrière tout cela, il y a des logiques qui sont des logiques d’austérité. C’est la règle des 3%. Et au nom de cette règle des 3% de déficit public qu’on aurait pas le droit de dépasser, on nous ferme nos services publics et on nous dégrade nos conditions de vie », a déclaré Ian Brossat, dont la prochaine étape sera, ce dimanche la maternité du Blanc dans l’Indre. Et pour les élections européennes de mai, la liste qu’il emmène portera deux propositions : « En finir avec le carcan des 3% de déficit public, fixé dans les traités européens qui nous contraint à la baisse des dépenses publiques, c’est-à-dire à la casse de nos services publics  » ; « Créer un fonds pour le développement des services publics avec l’argent de la Banque Centrale Européenne. Elle a versé, depuis dix ans, 3 000 milliards d’euros aux banques privées sans la moindre contre-partie. Cet argent, consacrons-le à nos services publics. » À ses côtés, et en seconde position sur sa liste aux européennes, Marie-Hélène Bourlard, ouvrière textile vue dans le documentaire “Merci patron”, Loïc Pen, ancien chef des urgences de l’hôpital de Creil qui a démissionné pour refuser le transfert de la maternité, et Alain Bruneel, dont le groupe à l’Assemblée va déposer une proposition de loi pour un moratoire sur les fermetures de maternités.

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