S’attaquer au réchauffement climatique, c’est d’abord s’attaquer aux 100 multinationales qui sont à l’origine de 70% des émissions de gaz à effet de serre.” Ian Brossat

L'Humeur
  • CE QUI NOUS CHATOUILLE & NOUS GRATTOUILLE
  • 22 février 2019
  • Blanquer nous ressort l’argument de la confiance. Il a de glorieux prédécesseurs : Jésus et Jean-Paul II entre autres. Je connais un établissement d’enseignement pour lequel le rectorat prévoit une augmentation de l’effectif d’élèves de 5% et une (...)

  • Lire la suite

Google, Amazon...

enrayer le laisser-faire fiscal des multinationales

vendredi 22 février 2019 , 433 : visites , par LDA

Entouré de syndicalistes et d’élus locaux, Ian Brossat s’est rendu en début de semaine, devant le siège français d’Amazon à Clichy. L’empire tentaculaire de Jeff Besos ne brille, en effet, ni par son zèle à payer l’impôt, ni par sa philosophie sociale.

Ian Brossat : « Nous voulons faire de la question de la fiscalité des multinationales, un enjeu des élections européennes. »

Les chiffres sont saisissants à l’heure où pourtant, en toutes occasions, les plus mauvaises d’ailleurs, aux niveaux local, national et international, nous est martelée cette scie : “il n’y a plus d’argent” ; pour les services publics, la solidarité, les salaires et les pensions, etc. Vous connaissez la chanson ! Au fil des révélations des lanceurs d’alerte, notamment, on apprend que l’argent évaporé des caisses publiques et des porte-monnaie, ruisselle à gros bouillons dans les souterrains de l’optimisation et de la fraude fiscales. S’il est difficile d’évaluer la masse des sommes soustraites à l’impôt et les recettes fiscales perdues par les États, les diverses estimations ont en commun l’énormité des sommes en jeu.

Coût financier et coût social

S’agissant de la seule imposition des bénéfices des sociétés, l’OCDE place la perte de recettes mondiales dans une fourchette allant de 4% à 10% des recettes (entre 100 et 240 milliards de dollars). Sur cette base, le Conseil des prélèvements obligatoires (CPO) évalue la perte de recettes d’impôt sur les sociétés (IS) en France entre 2,4 et 6 milliards d’euros. Des études américaines retiennent pour leur part un chiffre français de 13,5 milliards d’euros. De plus, Les salariés des entreprises se livrant à l’évitement fiscal font également les frais de ces pratiques. Ainsi, en manipulant les flux financiers entre entreprises liées, les groupes peuvent, notamment, rendre de manière artificielle une entité déficitaire ou minorer ses résultats alors qu’en réalité l’activité est bonne et prospère et, qu’à l’échelle du groupe, les résultats sont bénéficiaires. S’ensuivent des plans licenciements injustifiés. L’évitement fiscal a aussi pour effet de compromettre le financement de la Sécurité sociale, entre autre, en diminuant les cotisations et les autres obligations sociales dûes par les entreprises.

Un bracelet pour fliquer les salariés

Après Google, le mois dernier où des représentants et des élu.e.s du PCF se sont rendus à son siège parisien, Ian Brossat était lundi dernier au siège d’Amazon. En effet, l’empire tentaculaire de Jeff Bezos, l’homme le plus riche du monde, ne brille ni pour son empressement à acquitter l’impôt, ni pour sa philosophie sociale. C’est ainsi qu’Amazon a breveté un bracelet pour les salariés destiné à « surveiller une performance relative à des tâches assignées ». Plus simplement dit : pour les fliquer. Amazon encore, qui vient de licencier plusieurs de ses employés pour avoir soutenus les Gilets jaunes sur les réseaux sociaux. Aux côtés du candidat communiste à l’élection européenne, le syndicaliste CGT d’Amazon Khaled Bouchajra (également candidat sur la liste PCF) : « Nous voulons dénoncer les conditions de travail, le non-respect et la répression contre les salariés  », a-t-il déclaré devant le siège du groupe à Clichy. Devant l’énormité des sommes en jeu, la passivité des états européens qui, quand ils ne jugent pas qu’il est urgent d’attendre, se livrent à une concurrence du moins-disant en matière fiscale, Ian Brossat a placé cette question, avec la question sociale qui lui est liée, au coeur de sa campagne, emboîtant le pas des députés communistes qui viennent de déposer un projet de loi visant à prélever à la source l’impôt sur les bénéfices des multinationales installées en France, qui payent un impôt actuellement très inférieur à celui des TPE, PME et des artisans.

Société Nouvelle de la Dépêche de l’Aube, 22 ter rue Anatole France- 10000 TROYES. Tél 03 25 73 32 82. Fax 03 25 73 84 13 6 SARL au capital de 300 euros. Durée 99 ans. Gérant-Directeur : jean Lefevre. Associés à part égales : Jean Lefevre, Anna Zajac, Hugues Petitjean, Françoise Cuisin, Geneviève Delabruyère. Inscription Commission Paritaire N°0211 C 87550. Abonnements : 1 ans = 30 euros Régis, publicité, petites annonces : La Dépêche de l’Aube - Imprimerie JMI 87, av Gallieni 10300 STE-SAVINE.

|