“Les macronistes, ces personnes étranges qui veulent des contreparties aux aides sociales, mais qui distribuent sans condition des subventions aux grosses multinationales !" Ian BROSSAT

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Grand débat - Assemblée Nationale

la droite balaie d’un revers de main les demandes sociales

vendredi 15 mars 2019 , 282 : visites , par Rémi

Justice sociale, justice fiscale, justice climatique, justice républicaine... Cinq textes de lois déposés par les député.e.s du groupe GDR (Gauche démocratique et républicaine), et élaborés en phase avec des attentes populaires, ont été rejetés par la droite macroniste, et par la droite LR.

“À qui profite cette supression [de l’ISF] ? Aux contribuables les plus aisés et particulièrement aux plus riches d’entre eux.” F. Roussel

Moralisation de la vie politique (une attente forte des Français) ; rétablissement de l’ISF et plus grande progressivité de l’impôt ; transparence sur l’utilisation de l’épargne populaire en matière environnementale ; texte visant à exclure les ressources du conjoint du calcul de l’allocation adulte handicapé ; hausse à 1 800 € d’ici 2022 du Smic : ces projets de lois avaient été mis à l’ordre du jour des débats de l’Assemblée, le 7 mars, par les député.e.s communistes. Donnant sens à l’image fleurie d’André Chassaigne, « les intestins silencieux de la bouche élyséenne digérant uniquement ce que l’exécutif décide  », ont fait montre d’arguties et de rhétorique pour faire obstacle à ce que l’exécutif n’avait pas décidé.

La meilleure façon de conclure le grand débat

La meilleure façon de conclure le grand débat aurait été, estime le député du Puy-de-Dôme, «  de retenir les propositions de lois des communistes   ». Il n’en a rien été, le pouvoir préférant tendre une oreille bienveillante à ses riches financeurs et le bâton pour empêcher tout ce qui pourrait soulager des millions de gens et qui, de plus, serait bon pour relancer une activité économique du pays que les institutions financières n’en finissent pas de corriger à la baisse. Les textes mis en débat par les député.e.s de la gauche démocratique et républicaine remontent des discussions que ces élu.e.s ont eues avec les citoyens dans le cadre du grand débat national. Macron doit répondre sur tous les sujets qui remontent du grand débat national : justice sociale, justice fiscale, justice environnementale et justice républicaine (voir ci-dessous). Force est de constater, à son terme, que le président a beaucoup parlé, virevolté et gesticulé... Mais la réalité du terrain est toute autre, c’est à partir de cette réalité que les élu.e.s PCF déploient leur activité et portent des propositions pour améliorer concrètement la vie des gens.

“Les députés communistes forcent le respect”

S’exprimant pour défendre une augmentation du Smic, Jean-Paul Dufrègne, député communiste de l’Allier, déplorait : « Le grand débat national a lieu partout sauf ici dans l’hémicycle », alors que Muriel Pénicaud arguait d’un « frein pour la compétitivité des entreprises » et qu’Hubert Wulfranc lui opposait les 57 milliards d’euros de dividendes versés aux actionnaires des sociétés françaises en 2018. Depuis leurs bancs Les Républicains étaient aussi l’arme au pied contre les projets de lois présentés par le PCF, épaulant, leur tour venu, pour les “dégommer”, à l’image de Véronique Louwagie (LR), selon laquelle le retour de l’ISF serait « dangereusement démagogique  », « contre-productif » et ferait « fuir les capitaux hors de France ». On connaît la chanson, elle est aussi vieille que les revendications sociales ! Si les textes communistes ont été écartés, il n’en reste pas moins que les revendications dont ils étaient la traduction, restent dans les têtes de millions de gens, gilets jaunes, gilets rouges, blouses blanches... qui s’expriment actuellement dans les mouvements sociaux partout en France. De l’aveu même de Marc Fesneau, ministre chargé des relations avec le Parlement, « les députés communistes forcent le respect car ils amènent beaucoup de hauteur aux débats dans l’hémicycle  ». Une preuve, “en creux” si l’on peut dire, de leur utilité ; élu.e.s locaux, régionaux, nationaux et européens. D’où l’importance du vote en leur faveur, et du prochain, le 26 mai, pour la belle liste de Ian Brossat.

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