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Climat

il est urgent de ne pas faire grand chose

vendredi 27 septembre 2019 , 206 : visites , par Rémi

Ce ne fut pas Waterloo non, mais ce ne fut pas Arcole. Le sommet sur le climat n’a pas débouché sur le grand tournant espéré. Seuls 66 pays, pesant pour 6,8% des émissions, se sont engagées, lundi à New York, à accroître leurs efforts d’ici à 2020. Macron : zéro pointé. Pas une surprise.

Le sommet qui a rassemblé à New-York une soixantaine de chefs d’états voulait les conduire à renforcer leurs ambitions en matière de lutte contre le réchauffement climatique dans les 15 mois à venir. Au lendemain du cyclone qui a ravagé les Bahamas, Antonio Guterres déplore : « Nous sommes en train de perdre la course ». Champs grillés par le soleil, lacs au bord de l’assèchement, rivières au lit devenu trop large, nuits de sauna... ce n’est pas un mauvais moment à passer. L’humanité est placée au pied d’un immense défi : celui de sa survie. On aurait grand tort de continuer à détourner les yeux. La quasi-totalité de la surface de la terre vit sa période la plus chaude depuis 2 000 ans.

L’alarme est maintenant déclenchée. Doit-on continuer d’accepter que des centaines de millions de personnes à travers le monde, celles qui, déjà les plus assaillies de difficultés, en paient le prix fort ? Un monde invivable est celui vers lequel nous mène le capitalisme financier mondialisé. Or, aucun accommodement n’est possible à terme. La recherche du profit, de la spéculation et des paradis fiscaux, est incompatible avec une transformation radicale des systèmes de production, d’échanges et de consommation. Sortir sérieusement des énergies carbonées, électrifier les transports et relancer le transport ferroviaire du fret, impulser des transports en commun confortables, abordables et fiables, changer les pratiques agricoles et alimentaires, est rigoureusement impossible avec l’actuel projet de nouvelle réforme de la politique agricole commune et les traités de libre-échange. Passivité criminelle d’Emmanuel Macron

Dans l’avion qui l’emmenait à New-York, il s’est une nouvelle fois livré à des propos particulièrement méprisants. « Les dénonciations, on est au courant. Défiler tous les vendredis pour dire que la planète brûle, c’est sympathique, mais ce n’est pas le problème  », a-t-il déclaré. Cette arrogance sans borne est insupportable. Emmanuel Macron a pour mandat de représenter les Français, et certainement pas de les accabler et d’ironiser à coups de propos suffisants et fielleux.

Il fait mine de ne pas comprendre que les marches pour le climat ne se cantonnent pas à la dénonciation de la situation catastrophique du réchauffement climatique, mais exigent d’abord et avant tout de l’action de la part des gouvernements. Or, en matière de transition écologique, Emmanuel Macron se distingue par sa passivité criminelle. Pire, derrière les déclarations d’intentions, il continue sa politique en apportant son soutien aux traités de libre-échange, comme le CETA, aux projets destructeurs (EuropaCity, CDG Express, etc.), et aux industriels de l’énergie carbonée (renouvellement des concessions aux compagnies d’hydrocarbure, exonérations fiscales sur les énergies fossiles, division par deux du crédit d’impôt pour la transition énergétique, accord donné à Total pour importer 550 000 tonnes d’huile de palme…). Tout récemment encore, le gouvernement a acté la fin du train des primeurs Perpignan-Rungis, donnant de la sorte un blanc seing à l’arrivée de 25 000 camions polluants supplémentaires sur les routes pour le remplacer !

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