“Quand on est convaincu que quelqu’un se trompe, que cette personne refuse de discuter [...] on ne peut pas être tolérant. Liberté de pensée ne signifie pas liberté d’errer et de divaguer.” Antonio Gramsci

L'Humeur
  • TOUS DES CHEMINOTS
  • 3 janvier 2020,
    par Malicette
  • L’an 2020 est une année charnière qui donnera à ceux qui luttent deux fois la note 20. Les cheminots, les soignants luttent pour tous. Quel que soit le résultat, ils auront tiré la sonnette d’alarme pour nous dire, attention, danger. Car, depuis 1945, (...)

  • Lire la suite
Accueil > l’hebdo > 2020 > Janvier 2020 > N° 1580 > Voeux d’Emmanuel Macron

Voeux d’Emmanuel Macron

des “je veux” en guise de voeux

vendredi 3 janvier 2020 , 29 : visites , par Rémi

“Le Président dit que sa réforme sera menée à son terme. Il choisi le bras de fer. C’est donc un appel à la mobilisation totale !” a réagi Fabien Roussel après les voeux d’Emmanuel Macron. Le leader de la CGT, Philippe Martinez, appelle “tous les Français à se mobiliser, à aller en manifestation et à se mettre en grève.”

Bis repetita. Comme l’an dernier, Macron a formulé ses voeux aux Français dans un contexte de forte colère sociale. Confronté à un mouvement de contestation, national et interprofessionnel, depuis début décembre contre le projet de réforme du régime des retraites, déstabilisé par l’affaire Delevoye, le gouvernement a terminé 2019 comme il avait fini 2018 : avec, face à lui, un vaste front de contestation sociale. Dans un discours enjôleur mais inflexible, qui se voulait “d’apaisement”, le chef de l’État s’est surtout dit déterminé à mener à bien la réforme des retraites, tout en taclant subrepticement les grévistes. Une France “apaisée”... mais qui marche dans la même direction que lui ! C’est en somme le voeu qu’il a formulé dans son allocution du 31 décembre. Attendu sur la réforme des retraites, il a bien tenté de caresser les Français dans le sens du poil avec un discours faisant la part belle à « l’esprit français » d’un « peuple de bâtisseurs ». Mais cette pommade couvrait difficilement l’inflexibilité opiniâtre dont le président a fait montre, surtout sur le sujet brûlant des retraites. Pour résumer, il ne lâchera rien. « D’habitude, c’est le moment du mandat où l’on renonce à agir avec vigueur », en vue des prochaines échéances électorales, a-t-il fustigé, avant d’affirmer vouloir « mener la réforme des retraites à son terme. » Si le sujet a constitué le coeur de son intervention, c’est surtout pour ânonner les mêmes arguments, martelés depuis des semaines par toute la Macronie.

Sur la grève, il a ostensiblement ignoré le mouvement social, mais a enfin prononcé les mots “gilets jaunes”, absents de son discours de nouvel an dernier. En commençant son allocution par un salut à « ceux qui sont encore à la tâche » le 31 décembre, il a opposé implicitement France qui travaille et France gréviste.

Un “compromis”... comme je le veux

« Avec les organisations syndicales et patronales qui le veulent, j’attends du gouvernement d’Edouard Philippe qu’il trouve la voie d’un compromis rapide », a-t-il déclaré. Une phrase qui semble être plus un ordre à son premier ministre qu’une véritable ouverture au dialogue social, tant l’intégralité du discours était tournée vers la défense de son programme. Mais un compromis… « dans le respect des principes que je viens d’énoncer  », a-t-il jugé utile de mettre les points sur les “i”.

Au cours de son discours, il a aussi annoncé que plus de 500 000 emplois avaient été créés en France depuis mai 2017. Petit coup de brosse au patronat gavé au CICE transformé par Macron en baisse de cotisations patronales depuis le 1er janvier 2019. « 500 000 emplois créés ?

Essentiellement des contrats Uber/Deliveroo », a taclé Fabien Roussel. Des voeux qui ont attisé la colère de Philippe Martinez de la CGT, qui a appelé « [...] tous les Français à se mobiliser, à aller en manifestation et à se mettre en grève. Voilà, c’est clair mon message. Parce que face à un président de la République qui fait de l’autosatisfaction et qui considère que tout va bien dans ce pays, [...] il faut que le signal d’alarme soit plus fort, parce qu’apparemment, il n’a pas encore bien compris qu’il y avait un petit problème.  » Rendez-vous avait déjà été pris pour une journée nationale d’actions le 9 janvier.

Société Nouvelle de la Dépêche de l’Aube, 22 ter rue Anatole France- 10000 TROYES. Tél 03 25 73 32 82. Fax 03 25 73 84 13 6 SARL au capital de 300 euros. Durée 99 ans. Gérant-Directeur : jean Lefevre. Associés à part égales : Jean Lefevre, Anna Zajac, Hugues Petitjean, Françoise Cuisin, Geneviève Delabruyère. Inscription Commission Paritaire N°0211 C 87550. Abonnements : 1 ans = 30 euros Régis, publicité, petites annonces : La Dépêche de l’Aube - Imprimerie JMI 87, av Gallieni 10300 STE-SAVINE.

|