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Retraites

guerre ouverte contre notre système social !

vendredi 21 février 2020 , 231 : visites , par LDA

Le projet de loi sur les retraites est arrivé lundi dernier à l’Assemblée Nationale. L’opposition de gauche, déterminée, a fustigé le texte et appelé l’ensemble des députés à soutenir le recours au référendum “pour mettre fin à ce cauchemar”.

L’examen du texte le plus dangereux et contesté du quinquennat a démarré lundi devant la représentation nationale. D’emblée, juste avant la séance, les députés communistes et les membres du groupe GDR ont fait front, épaule contre épaule. Salle des Quatre-Colonnes, ils forment une ligne compacte. Le premier d’entre eux porte un tee-shirt floqué d’un grand “R”. Et le dernier bombe le torse avec la lettre “M” : « Référendum » peut-on lire en passant de l’un à l’autre.

« Nous avons pris l’initiative d’une bataille déterminée pour que le peuple soit consulté sur ce projet de loi qui remet en cause fondamentalement notre contrat social  », tonne sans micro André Chassaigne. « Nous avons derrière nous le peuple uni dans sa majorité : 67% des Français veulent un référendum sur la réforme des retraites  », poursuit le président de groupe, qui lance « un appel à l’ensemble des députés de respecter la volonté du peu ple. » Si la voix du peuple est entrée à l’intérieur du Palais-Bourbon, au pupitre, dans l’Hémicycle, c’est un ennemi résolu des “conquis” sociaux qui prend en premier la parole : Olivier Véran, nommé en remplacement d’Agnès Buzyn. Sûr de lui, il reprend sagement à son compte les mensonges du gouvernement. La réforme aurait ainsi trois objectifs : « l’universalité, la solidarité et la responsabilité  ». Et me même de provoquer ensuite la gauche en se réclamant d’Ambroise Croizat. Le ministre du Travail communiste, qui a généralisé le droit à la retraite, espérait certes créer une « caisse unique  ». Mais il voulait surtout «  libérer les travailleurs de l’obsession permanente de la misère  », et leur assurer un droit inaliénable à la retraite, comme une « nouvelle étape de la vie ». Tout l’inverse de ce que veut faire Macron. Hué, le ministre de la Santé l’a encore été quand il s’est exclamé en souriant : « C’est beau la démocratie sociale  », alors que les syndicats ont été tant méprisés par le gouvernement !

“Vous avez le pouvoir et le devoir de mettre fin à ce cauchemar”

Mais c’est Laurent Pietraszewski qui a décroché la palme de l’abject en crachant à l’opposition : «  Prenons garde que l’obstruction mécanique ne transforme certains députés en robots d’une organisation terroriste d’obstruction. » Le secrétaire d’État chargé des retraites faisait référence aux 41 000 amendements déposés en séance.

L’élu PCF Pierre Dharréville a défendu une motion de rejet préalable, déployant un réquisitoire implacable contre cette réforme. « Vous avez le pouvoir, et même le devoir, de mettre fin à ce cauchemar, à ce supplice, à cette lourde faute », a-t-il insisté auprès de tous les députés. Marqué par « un sentiment de profanation » devant ce texte, le député a listé l’ensemble des injures qui constituent la démarche de l’exécutif. Celles faites à des « organisations syndicales dessaisies » ; aux parlementaires avec un texte composé de 29 ordonnances ; au Conseil d’État qui a rendu un avis cinglant devant une étude d’impact «  insincère » et « lacunaire » ; à tous les Français, dont 67% souhaitent un référendum. « On ne saurait voir bafouées autant d’institutions et de règles démocratiques. On ne saurait enfin décider contre le peuple au nom duquel nous sommes rassemblés  », concluait Pierre Dharréville. La motion a finalement été repoussée. Les communistes devaient ensuite, avec les insoumis et les socialistes, défendre une motion référendaire. « Peut-on imaginer qu’une telle réforme, aussi importante, se fasse sans le peuple, ou malgré le peuple, voire, plus grave encore, contre le peuple ?  » s’interrogeait le secrétaire national du PCF, Fabien Roussel, qui voulait inviter les députés à la raison. « Le moment est venu de mettre fin à l’incompréhension et la colère de nos concitoyens. Et de la meilleure façon qui soit en démocratie : en redonnant la parole au peuple. »

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